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M. Romain Serman, nouveau Consul général, répond à France-Amérique


- Par décret du Président de la République en date du 28 juin 2010, M. Romain Serman, conseiller des affaires étrangères, est nommé consul général de France à San Francisco, en remplacement de M. Pierre-François Mourier, appelé à d’autres fonctions.

- Romain Serman est né le 30 septembre 1972 à Saint-Mandé. Il effectue ses études secondaires à Nancy. Il obtient ensuite le diplôme du Centre universitaire d’études politiques de Nancy et de l’Institut d’études politiques de Paris, avant de devenir élève de l’École nationale d’administration, promotion "Averroès".

- Conseiller des affaires étrangères depuis 2000, M. Romain Serman travaille à l’administration centrale (Afrique du Nord et Moyen-Orient) de 2000 à 2003.

- Il occupe le poste de premier secrétaire à la mission permanente auprès des Nations unies à New York de 2003 à 2007.

- Mis à disposition de la Présidence de la République en 2007, il est conseiller technique à la cellule diplomatique jusque fin 2009. Il est alors nommé secrétaire général chargé de l’organisation et préparation du sommet des chefs d’État et de la réunion ministérielle Afrique-France (Afrique et Océan indien) qui se tient les 31 mai et 1er juin 2010.

- M. Romain Serman est marié avec Mme Laura-Katharina Gross-Serman.

- Le Consul général sera secondé par un nouveau consul général adjoint, Mme Corinne Pereira.

- L’article de France-Amérique :

Nommé consul général de France à San Francisco le 28 juin dernier par le président Nicolas Sarkozy, Romain Serman succède ainsi à Pierre-François Mourier. France-Amérique a rencontré le représentant de l’État, tout juste arrivé dans la Bay Area.

Quel a été votre parcours avant d’être nommé consul général ?

Mon parcours est assez bref, car je vais avoir trente-huit ans dans un mois. Je suis entré au Quai d’Orsay en 2000, en sortant de l’ENA. J’étais alors en charge des relations franco-algériennes. Une époque passionnante car nous essayions alors de renouveler les relations entre les deux pays. En 2003, je suis parti à la mission française auprès des Nations unies à New York, où je m’occupais des crises africaines au Conseil de sécurité. Ce fut mon premier séjour aux États-Unis. J’y suis resté quatre ans avant d’être ensuite appelé à l’Élysée en juin 2007, où j’ai rejoint l’équipe du président de la République. J’ai alors travaillé à la cellule diplomatique en charge de l’Afrique.

Une dernière mission vous a également été confiée avant votre retour aux États-Unis…

En décembre 2009, le président m’a demandé d’organiser le sommet Afrique-France, le seul de son quinquennat, qui s’est tenu à Nice il y a deux mois. J’en ai donc été le secrétaire général, juste avant d’être nommé consul général à San Francisco.

Quel regard portez-vous sur la ville ?

Un regard émerveillé et neuf à la fois, du fait que je viens d’arriver. Je connaissais très peu San Francisco. J’y étais passé quand j’étais en poste à New York. Déjà à l’époque, j’avais été émerveillé par l’énergie, le dynamisme et la culture propres à la ville. Elle est d’ailleurs connue à juste titre pour cela.

Dans quelle situation se trouve actuellement la communauté française dans la région ?

Je n’aurais pas la prétention de répondre à cette question. Pour l’instant, je suis dans une phase d’écoute et d’apprentissage. Avant de me faire ma propre opinion, je commence naturellement à écouter la communauté française et ses représentants. C’est avant tout à eux de me dire ce qu’ils souhaiteraient pour que la France soit bien représentée à San Francisco, mais également dans tout le nord-ouest des États-Unis.

Quel sentiment ressort de ce que vous avez pu entendre depuis votre arrivée ?

S’agissant de San Francisco, et plus généralement de l’Ouest américain, j’ai toujours entendu dire que le pays a traditionnellement une bonne image. C’est une bonne nouvelle. Le président de la République a beaucoup travaillé depuis son élection (ndlr, en mai 2007) à l’amélioration des relations franco-américaines. Je vais également écouter nos amis américains pour savoir ce que l’on peut faire de plus pour améliorer encore ce volet. C’est mon ambition.

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