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10 mai : Journée commémorative de la lutte contre l’esclavage

Sixième journée commémorative des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leur abolition (10 mai 2011)

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Mémorial du marché aux esclaves, Stone Town, Zanzibar, Tanzanie

La France commémore ce 10 mai 2011 les mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leur abolition.

L’année 2011 marque le dixième anniversaire de la reconnaissance par la France de la traite et de l’esclavage comme crimes contre l’humanité. La France fut en effet le premier pays à reconnaître l’esclavage comme crime contre l’humanité le 10 mai 2001.

Cette célébration sera l’occasion de souligner que, partout dans le monde, des personnes sont victimes de la traite et réduites aux pires formes d’exploitation.

La France est particulièrement engagée dans la lutte contre ces formes modernes de l’esclavage. Elle appelle notamment à la ratification universelle du Protocole additionnel à la Convention de Palerme, texte qu’elle a pour sa part signé en 2000 et ratifié en 2002. Cet accord international vise à prévenir, réprimer et punir la traite des êtres humains et à la mise en œuvre d’instruments visant à lutter contre ces crimes.

Nicolas Sarkozy : l’esclavage, "premier crime contre l’humanité"

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"Pas plus que la mémoire humaine ne doit oublier la Shoah, elle ne doit oublier l’esclavage, parce que l’une et l’autre expriment une leçon universelle."

Nicolas Sarkozy a plaidé ce mardi 10 mai pour le devoir de mémoire de la France sur la traite négrière et l’esclavage dans ses territoires d’outre-mer, qu’il a qualifiés de "premiers crimes contre l’humanité". "Pas plus que la mémoire humaine ne doit oublier la Shoah, elle ne doit oublier l’esclavage, parce que l’une et l’autre expriment une leçon universelle", a dit le président de la République, qui s’exprimait à l’occasion de la Journée nationale de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.

"Ce qui rend la traite et l’esclavage comparables à l’entreprise d’extermination totalitaire, c’est qu’ils ont trouvé leur justification intellectuelle et morale dans l’idée de race inférieure", a-t-il ajouté lors d’une cérémonie organisée au jardin du Luxembourg, à Paris. "Il ne faut pas oublier (…), car si nous ne sommes pas responsables des fautes de nos aïeux, nous ne pouvons pas nous exonérer de la responsabilité de celles que nous pourrions commettre en invoquant la terrible excuse des lâches : ’nous ne savions pas !’"

Nicolas Sarkozy s’était fait présenter auparavant des documents historiques liés à la traite des Noirs et à l’esclavage, comme le journal de bord d’un bateau négrier ou des petites annonces de ventes d’esclaves.

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