Consulat général de France à San Francisco 88 Kearny St, Suite 600, San Francisco, CA 94108 / Tel : (415)-397-4330
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Conseils aux voyageurs : tous les conseils pratiques pour préparer votre voyage aux États-Unis sur France-Diplomatie (cliquez ici).

Plus d’informations sur : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ca…

Numéros utiles

En cas d’urgence, sur l’ensemble du territoire : 911

- Consulat général Atlanta : (404) 495.1660. Permanence : (404) 308 3407 et (404) 217 9446.

- Consulat général Boston : (617) 832.44.00. Permanence : (617) 435.04.18.

- Consulat général Chicago : (312) 327.52.00. En dehors des heures de service, un répondeur indique les coordonnées des agents de permanence.

- Consulat Général Houston : (713) 572.27.99. Permanence : (713) 850.30.72.

- Consulat Général Los Angeles : (310) 235.32.00 (composer le 0 pour obtenir l’opératrice). Français en difficulté, composer : (310) 235.32.14. Permanence sur répondeur : (310) 854.45.98.

- Consulat Général Miami (305) 403.41.50. Permanence (786).390.55.39.

- Consulat Général New York (212) 606.36.88 ou 89. Urgence 1 (917) 867.24.57.

- Consulat Général Nouvelle-Orléans (504) 569.28.70. Télécopieur (504) 569.28.71.

- Consulat Général San Francisco (415) 397.43.30. Permanence (415) 515.36.00.

- Consulat Général Washington (202) 944.61.95. Permanence (202) 944.61.00.

Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

- Une visite médicale est obligatoire pour les étrangers qui sollicitent un visa de long séjour aux États Unis. Un certain nombre de vaccinations sont requises pour obtenir ce visa (voir le site du consulat américain compétent).

Sécurité

Le renforcement de la menace terroriste ne doit pas faire oublier que le risque principal reste lié à la criminalité.

Les États-Unis ne sont pas à l’abri du terrorisme d’origine étrangère comme les attentats du 11 septembre 2001 l’ont montré. Des actions violentes menées par des groupuscules nationaux ne sont pas non plus à écarter (contre un bâtiment fédéral à Oklahoma City en 1995, utilisation du bacille du charbon contre le Congrès et les médias à l’automne 2001).

Le niveau d’alerte est mesuré à tout moment par les autorités en fonction des indices recueillis. Il est rendu public à l’intérieur et à l’extérieur (voir le site www.whitehouse.gov/homeland).

Le renforcement considérable des moyens à la disposition de la lutte anti-terroriste, depuis le 11/9/2001, ne constitue pas une garantie totale contre ces actions.

Après huit ans de baisse, la criminalité est en faible hausse. Cette augmentation affecte plus particulièrement certaines agglomérations. Il est conseillé, en arrivant dans une ville, de se renseigner sur les quartiers à éviter et, en ce qui concerne les autres, sur la possibilité de s’y déplacer à pied ainsi que les heures au-delà desquelles il devient éventuellement dangereux de s’y rendre.

La plupart des crimes et délits sont commis la nuit avec une concentration sur les fins de semaines. La majorité des homicides a lieu sur la voie publique et est notamment liée au trafic des stupéfiants.

Des violences policières et des comportements dictés par des considérations raciales sont parfois à déplorer.

Les touristes étant la cible privilégiée des voleurs à la tire, il est recommandé de déposer passeports, billets d’avion et argent en lieu sûr et de conserver sur soi une photocopie des premières pages du passeport et du document vert "visa waiver" remis par les services de l’immigration lors de l’entrée sur le territoire.

Il convient d’éviter de garder des bagages et des documents dans une voiture en stationnement et ne pas les laisser sans surveillance dans les aéroports, les gares, les agences de location de voiture ou les halls d’hôtels.

En raison du risque élevé de fraude sur les cartes bancaires, il est recommandé d’effectuer les paiements en espèce pour de petites sommes et dans les établissements modestes et, en toute circonstance, de ne pas perdre sa carte de vue.

Il est enfin rappelé qu’un respect scrupuleux de la réglementation s’impose dans les aéroports et à bord des avions (cf rubrique transports).

En raison du contexte international actuel et de la sensibilité de l’opinion publique américaine, il est conseillé à nos compatriotes de faire preuve de réserve lors des conversations sur ces sujets dans les lieux publics.

Zone Est :
- Boston : la circulation à pied et de nuit est à éviter dans les quartiers de Dorchester, Mattapan et Roxbury. L’attention des Français doit également être appelée sur une recrudescence de la petite délinquance, observée notamment lors des grandes manifestations culturelles ou sportives et dans certains quartiers touristiques, tels que Chinatown, Fenway et le North End.
- New-York : faire preuve de vigilance dans les lieux touristiques tels que Times Square ou la Statue de la Liberté ainsi que dans les aéroports, les gares, le métro, les restaurants, musées et certains hôtels du West End. Ne pas se rendre seul à Harlem, dans le Bronx et à Central Park la nuit.

- Washington : éviter les quartiers nord-est et sud-est, ainsi que la gare routière et la gare ferroviaire de "Union Station" la nuit. Dans les quartiers touristiques de Georgetown et de Dupont Circle, il est préférable d’être vigilant la nuit. Le quartier Anacostia n’est pas recommandable de jour comme de nuit.

- Philadelphie : éviter de fréquenter les quartiers nord sauf en groupe.
- Baltimore est considérée comme une ville dangereuse à l’exception du centre-ville.
- Richmond également, ne pas visiter le centre-ville à pied.

Zone Centrale :
- Pittsburgh : éviter les quartiers de Mount Oliver, Hill District, Homewood-Brushton et Hazel Wood.

- Cleveland : le centre-ville ne présente pas de danger le jour mais est déconseillé la nuit. Il est recommandé d’éviter certains quartiers adjacents, de jour comme de nuit, en particulier Cleveland Heights, Lakewood et Euclid.

- Detroit : le centre est déconseillé après la fermeture des bureaux. Illust : Detroit

- Chicago : éviter le West Side et le sud de la ville après la 59ème rue.

Zone Sud :
- Houston : A Houston, comme dans toutes les grandes villes des États-Unis, il convient de ne pas laisser d’effets personnels dans son véhicule la journée et d’être vigilant lors de ses déplacements dans certains quartiers la nuit (Downtown, parties sud et est de Houston).
- Saint-Louis : éviter le quartier nord entre l’aéroport et le centre-ville, mais la navette reliant l’aéroport est sûre.
- Atlanta : être vigilant dans le centre-ville après la fermeture des bureaux et éviter le sud de la ville.
- La Nouvelle-Orléans : éviter de s’éloigner des quartiers touristiques que sont le vieux carré (French Quarter) ou le Garden District, y compris dans la journée. A la tombée de la nuit, sortir à pied quel que soit le quartier, y compris Garden district, constitue un risque statistiquement important (à l’exception des rues centrales les plus animées du vieux carré). Eviter également de se promener avec des sacs ou des équipements de valeur apparents (appareils photo), même en plein jour, dans les quartiers les plus fréquentés. Ne pas hésiter à prendre un taxi, même pour une courte distance. Le soir, et s’agissant des quartiers touristiques, ne pas se rendre seul(e) au-delà du nord-ouest de la rue Dauphine et du nord-est de la rue des Ursulines dans le vieux carré et au nord-ouest de l’avenue Saint-Charles et au sud-est de la rue Magazine dans le Garden District. De manière générale, il convient de toujours rester sur ses gardes, de ne pas s’arrêter lorsqu’on est interpellé, de ne pas résister en cas d’agression ou de racket : la possession d’armes chez un agresseur est courante. Le congressional quaterly press (novembre 2008) classe la Nouvelle-Orléans la ville la plus dangereuse des Etats-Unis relativement au nombre d’habitants (95 meurtres pour 100 000, la moyenne aux Etats-Unis étant de 5,6 / 100 000), ce qui la situerait, toujours rapporté au nombre d’habitants, au deuxième rang mondial.

- Floride : les agressions contre les touristes et en voiture, fréquentes il y a quelques années, sont devenues rares. Par souci de sécurité, ne pas s’arrêter en dehors des endroits éclairés, en particulier si quelqu’un, au bord de la route ou en voiture, vous invite à le faire. Signaler sa présence à la première station service ou à la police. Illust : Miami

Zone Ouest :
- Los Angeles : De larges zones doivent être évitées notamment les quartiers est, sud et sud-est tels Watts, Inglewood et Florence. Des précautions doivent être prises dans le centre-ville et sur les lieux touristiques (Hollywood, Santa Monica, Venice Beach, Long Beach) ainsi que dans les quartiers plus résidentiels du Westside où des agressions sont régulièrement signalées (vols dont vols de voiture sous la menace, cambriolages dans les hôtels et les propriétés privées).

Risques de catastrophes naturelles et phénomènes météorologiques : Les risques de catastrophes naturelles et de phénomènes météorologiques violents sont beaucoup plus importants qu’en Europe. Il est donc conseillé, avant toute excursion dans un parc naturel ou voyage par la route, de s’informer des prévisions météo et de respecter les consignes données par les autorités locales en cas d’avis de tempête ou de tornade. Dans les parcs naturels, surtout en montagne et dans les régions désertiques, il convient de ne pas s’écarter des sentiers balisés et de s’informer systématiquement auprès des guides locaux.

Ouragans : Les risques d’ouragans sont fréquents tant sur la côte Atlantique que celle du Golfe du Mexique (Etats de Floride, d’Alabama, du Mississippi, de Louisiane et du Texas) et, dans une proportion moindre, sur les côtes de Géorgie et de Caroline entre début juin et octobre. L’île de Porto Rico est touchée très fréquemment par les dépressions tropicales dont il est toujours difficile de prévoir la trajectoire exacte. Il faut donc être à l’écoute de la radio ou de la télévision de façon régulière lorsqu’un ouragan est annoncé. Deux phases d’alerte : "Hurricane Watch" ou observation et "Hurricane Warning" lorsque la menace se précise (valables également en cas de tornades - "tornadoes", d’inondations progressives -"floods" et d’inondations subites- "flash floods").

Les ouragans sont classés en 5 catégories (5 signifiant une vitesse de 250 km/heure).

Les consulats généraux des régions concernées par ces phénomènes météorologiques possèdent une ligne d’urgence.

Outre ces lignes téléphoniques, des informations sont mises à jour, au fur et à mesure de l’évolution de la situation, sur le site internet du Consulat Général de France à Miami (www.consulfrance-miami.org), lequel renseigne également sur les précautions à prendre et établit des liens vers les sites internet locaux pertinents.

Dans le cas d’une évacuation obligatoire - "mandatory evacuation", il est conseillé de suivre à la lettre les consignes diffusées par la garde nationale.

Radios affectées à l’information en cas d’alerte :
- En Louisiane, 870 AM et 101, 9 FM.
- En Floride, 162, 55 Mhz et 91, 3 FM.
- À Biloxi, Mississippi, 90, 3 FM.
- À Tuscaloosa, Alabama, 91, 5 FM.

Tornades : La saison des tornades débute en mars et s’achève en juin. L’ensemble des états suivant est affecté par des tornades, qui peuvent s’avérer particulièrement violentes et meurtrières : Alabama, Arkansas, Caroline du nord, Caroline du sud, Dakota du nord, Dakota du sud, Floride, Géorgie, Illinois, Indiana, Iowa, Kansas, Kentucky, Louisiane, Minnesota, Mississippi, Missouri, Nebraska, Ohio, Oklahoma, Tennessee, Texas, Wisconsin.

Il convient d’être régulièrement à l’écoute de la radio ou de la télévision dès qu’une tornade est annoncée et de se conformer aux consignes de sécurité données par les autorités.

Les sites Internet des consulats de France d’Atlanta, de Chicago, de Houston et de la Nouvelle-Orléans peuvent être consultés pour de plus amples informations, dans la rubrique sécurité.

Risques sismiques : Les risques sismiques sont importants en Californie. Il est impératif de consulter les instructions à suivre en cas de séisme, qui sont disponibles dans les chambres d’hôtels. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche réflexe de ce site qui est consacrée à ce sujet rubrique " A savoir ".

À l’intérieur :
- s’éloigner des fenêtres, des murs extérieurs, de tout meuble, tableau, luminaire susceptibles de se renverser ;
- s’abriter sous une table solide ou tout meuble résistant ou rester debout sous un encadrement de porte ;

À l’extérieur :
- s’efforcer d’atteindre un espace libre, loin des arbres, poteaux électriques, murs ou bâtiments ;
- dans la voiture, s’arrêter au bord de la route et attendre à l’intérieur la fin des secousses.

Dans tous les cas, il faut conserver son calme, suivre les instructions données et attendre les secours, si nécessaire. Tout séisme important est suivi d’une série de secousses secondaires ("aftershocks").

Si un tremblement de terre se produisait lors d’un séjour touristique, il est recommandé à nos ressortissants de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, le cas échéant, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec le consulat de France de la circonscription concernée.

Crues : En raison de fortes crues en Alaska à partir de la mi-mai (et qui peuvent se produire jusqu’à la fin du mois d’août), les activités en eaux-vives dans les rivières de cet Etat (pêche, rafting, etc.) présentent un danger (noyades fréquentes). Il est conseillé aux voyageurs de se renseigner localement avant de se livrer à ces activités.

Risques liés au baignades en mer : Sur l’ensemble des côtes, les baignades en mer peuvent être dangereuses (courants forts, requins, raies géantes…) et sont donc fortement déconseillées hors des zones où elles sont autorisées et surveillées.

Attaques de requins : Pour réduire au maximum le risque d’attaque de requins il est notamment conseillé :

- de se baigner seulement entre 8 heures du matin et 6 heures du soir, les requins étant surtout actifs à l’aube et au couchant ;
- de choisir systématiquement des plages surveillées ;
- de ne pas porter des maillots de bains brillants, des montres ou bijoux ;
- de ne pas se baigner en cas de blessure et, de manière générale, de perte de sang ;
- de nager à proximité d’autres baigneurs et loin d’activités de pêche ;
- d’éviter de faire du surf (en 2000, sur 34 accidents plus des deux tiers ont concerné des surfeurs opérant sur la côte atlantique, dans le comté de Volusia, région de Daytona).

Si vous apercevez un requin, la meilleure attitude est de s’efforcer de garder son calme et de s’éloigner lentement et sans battre l’eau. Transports

Infrastructure routière

Le réseau routier est en général de bonne qualité mais les routes secondaires peuvent parfois être impraticables ou dégradées en raison des intempéries.

Être conscient de la spécificité de la conduite « américaine » : sur l’autoroute, éviter les changements de files trop nombreux et ne pas faire d’excès de vitesse (même en plein désert) ; la priorité à droite n’existant pas, aux carrefours en zone urbaine, marquer un temps d’arrêt (lorsque toutes les rues du carrefour ont un signal stop, la règle de priorité est celle de l’ordre d’arrivée des véhicules) ; prêter attention aux feux rouges qui se trouvent au- dessus ou de l’autre côté des carrefours.

Lorsque le conducteur est suivi par une voiture de police qui met en marche ses signaux lumineux et sonores, il doit se ranger immédiatement sur le bas-côté et rester assis dans sa voiture, les mains sur le volant, en attendant l’officier de police.

En cas d’accident, il vaut mieux prévenir la police. Le délit de fuite est sévèrement puni. Si un touriste est témoin d’un accident, il lui est conseillé de prévenir la police et de ne pas secourir lui-même les blessés. Transport aérien

L’attention de nos ressortissants est appelée sur les règlements très stricts à respecter en matière de sécurité.

A l’enregistrement des bagages, il convient de répondre avec sérieux et précision aux questions qui vous sont posées par les employés et d’éviter toute plaisanterie sur le contenu de vos bagages, de très sérieux ennuis avec les services de sécurité (pouvant aller jusqu’à l’incarcération) étant susceptibles de résulter de toute attitude prêtant à équivoque.

Les questions sont les suivantes :

- Vos bagages ont-ils toujours été sous votre surveillance ? (Did you pack your own luggage and has your luggage been within your sight at all times ?)
- Un inconnu vous a-t-il demandé de transporter un bagage ? (Has anyone unknown to you asked you to carry a bag ?).

Les voyageurs empruntant l’avion à destination ou en provenance des États-Unis doivent savoir que tant les compagnies aériennes que les autorités (américaines aussi bien qu’européennes) portent une attention de plus en plus vigilante aux incidents provoqués à bord de vols commerciaux par des passagers irascibles ou violents.

Qu’il s’agisse d’un simple refus d’obtempérer aux consignes de bord (interdiction de fumer ou interdiction d’utiliser certains appareils électroniques, par exemple) ou, a fortiori, d’actes de violence à l’égard du personnel navigant ou d’autres passagers, notamment en cas d’ivresse, les compagnies aériennes desservant les Etats-Unis appliquent le plus souvent la règle de la "tolérance zéro".

Les voyageurs doivent donc être conscients de la gravité de tels comportements et des suites pénales auxquelles ils s’exposent.

Dès qu’il a connaissance d’un incident, le commandant de bord peut dérouter l’appareil sur l’aéroport le plus proche. Des exemples récents démontrent que les compagnies aériennes n’hésitent plus à appliquer cette procédure. Le passager en cause est immédiatement arrêté par la police (FBI) à sa descente d’avion et inculpé. Ces faits constituent en droit américain un crime (felony) ; ils relèvent des juridictions fédérales et sont passibles d’au moins un an de prison. Les frais occasionnés par le déroutement de l’appareil sont à la charge du passager.

Entrée / Séjour

I/ Séjours sans visas - VWP

- ESTA : Les ressortissants français qui se rendent aux Etats-Unis par la voie aérienne ou maritime et qui bénéficient du régime d’exemption de visa (pour un séjour touristique ou d’affaires n’excédant pas 90 jours) doivent obligatoirement solliciter, via Internet, une autorisation électronique de voyage avant leur départ, ESTA (Electronic System for Travel Authorization).

Depuis le 8 septembre 2010, ESTA est obligatoire ET payant : les voyageurs doivent s’acquitter d’un montant fixé à 14$ par les autorités américaines pour 2010 (paiement en ligne par carte bancaire).

L’autorisation de voyage ESTA peut être obtenue en répondant aux questions posées sur le site Internet https://esta.cbp.dhs.gov/ seul site habilité par les autorités américaines. Le formulaire est à renseigner en langue anglaise, mais les instructions sont disponibles en langue française.

La demande d’autorisation peut être déposée à tout moment avant le voyage. Le ministère américain de la sécurité intérieure (Department of Homeland Security) recommande cependant d’effectuer cette formalité au moins 72 heures avant le départ.

L’autorisation ESTA permet de voyager voyager dans le cadre du programme d’exemption de visa (VWP) mais ne constitue pas un droit d’entrée sur le territoire américain, lequel reste accordé ou refusé à l’arrivée par l’officier d’immigration.

L’autorisation est valable 2 ans à compter de la date de délivrance, mais doit être renouvelée en cas de changement de situation (nom, prénom, sexe, nationalité, passeport, réponses différentes aux questions posées, etc.), ou si la date de validité du passeport est inférieure à ce délai de 2 ans. Pour tout nouveau voyage pendant la période de validité de l’autorisation, il conviendra de mettre à jour via Internet certaines informations (numéro de vol et adresse de destination) dans son dossier ESTA et bien évidemment de voyager avec le passeport déclaré sur le formulaire ESTA.

- CONDITIONS DU VWP ("Visa Waiver Programme ", programme d’exemption de visa) : Si l’autorisation est refusée, le candidat au voyage devra alors solliciter un visa auprès des services consulaires américains. Le voyageur peut se rendre sur le site de l’Ambassade des Etats-Unis à Paris (http://french.france.usembassy.gov/ rubrique "autorisation ESTA ») pour obtenir tous les renseignements sur les nouvelles procédures.

Ce programme permet aux ressortissants de 36 pays dont la France, d’accéder sans visa au territoire américain, soit en transit, soit pour un séjour touristique ou d’affaires (s’entendant par la possibilité de signer des contrats, de passer des commandes, de participer à des séminaires ou de rencontrer des clients) de 90 jours maximum. En application de la loi américaine de 2002 relative au renforcement de la sécurité aux frontières et à l’entrée sur le territoire, les ressortissants de ces 36 pays peuvent continuer à bénéficier du programme d’exemption de visa à condition de détenir un passeport présentant les trois caractéristiques suivantes :

- individuel (les autorités américaines ne reconnaissent pas l’inscription des enfants, quel que soit leur âge, sur le passeport de l’un des parents) ;

- lisible en machine (modèle DELPHINE qui comporte un bande de lecture optique) et délivré avant le 25 octobre 2005 inclus :

- lisibles en machine et comportant au moins une photo digitale pour les passeports émis entre le 26 octobre 2005 et le 25 octobre 2006

- lisibles en machine et comportant au moins une photo digitale et une puce électronique (« e-passeports » ) pour les passeports postérieurs au 26 octobre 2006, y compris les passeports d’urgence.

En conséquence, les mineurs inscrits sur le passeport de l’un des parents et les titulaires d’un passeport, soit non lisible en machine (ancien modèle), soit lisible en machine (modèle Delphine) mais délivré à partir du 26 octobre 2005, seront soumis pour l’entrée (ou le transit) aux États-Unis à l’obligation d’obtenir un visa (voir paragraphe II ci-dessous).

Voir schéma récapitulatif : Doc : Schéma récapitulatif, 56.8 ko, 18x21 Schéma récapitulatif (PDF, 56.8 ko)

ATTENTION : Le séjour effectué dans le cadre du programme d’exemption de visa est soumis aux restrictions suivantes :

- il ne peut être prolongé au-delà des 90 jours autorisés. Le moindre dépassement du délai imparti au titre du "Visa Waiver" (dispense de visa) lors d’un précédent voyage aux États-Unis entraîne le refoulement immédiat du territoire ;

- il est interdit d’exercer une activité professionnelle (rémunérée ou non). En effet, tout Français souhaitant travailler doit être muni, au départ de France, d’un visa l’autorisant à occuper un emploi défini. Des incidents récents dont ont été victimes de jeunes Français montrent que les services d’immigration américains font preuve d’une extrême vigilance en ce qui concerne l’application de la réglementation qui interdit d’exercer une activité professionnelle, rémunérée ou non. Il est donc vivement recommandé aux jeunes Français entrant aux États-Unis à des fins touristiques ou linguistiques, d’éviter de détenir tout ce qui pourrait créer un malentendu ou un soupçon sur les motifs de leur séjour et qui laisserait penser qu’ils viennent dans un autre but que celui déclaré. Nos ressortissants bénéficiant du programme "visa waiver" ne peuvent en aucun cas s’inscrire comme étudiants sous peine de subir une rétention administrative avant l’échéance du visa. Les questionnaires à remplir avant d’entrer sur le territoire américain doivent être renseignés avec précision. Toute violation de la législation en vigueur expose son auteur à une expulsion et à une interdiction d’accès au territoire américain pendant plusieurs années. Ainsi, la partenaire d’un volontaire international a été récemment refoulées à la frontière : elle cherchait à rejoindre son ami en bénéficiant du VWP mais avait lancé quelques recherches sur Internet pouvant donner à penser qu’elle cherchait du travail. Les services d’immigration, à partir de là, ont suspecté une fraude au VWP, interrogé cette personne pendant plusieurs heures avant de la renvoyer en France.

- Il ne permet pas de changement de statut sur place (obtention d’un visa) : par exemple si la personne décide de poursuivre des études aux États-Unis ou reçoit une offre de travail.

- CONSEILS IMPORTANTS : Ne pas plaisanter avec les officiers de CBP ou les policiers. Des propos, attitudes ou plaisanteries qui pourraient sembler anodins dans certains pays, peuvent mener aux Etats-Unis à l’arrestation immédiate et à des poursuites en justice. Un ressortissant français a ainsi récemment été arrêté à Atlanta pour avoir dit, en plaisantant, que si sa valise perdue n’était pas retrouvée, il ferait « sauter le comptoir » de la compagnie aérienne. Ce ressortissant n’a pu être libéré que contre une caution de 55.000 dollars (40.000 euros) en attendant le jugement.

II/ Séjours avec visas

Tous les voyageurs qui n’entrent pas strictement dans le cadre du Visa Waiver Program ou sont dans ce cadre mais ont vu leur ESTA refusé doivent solliciter un visa.

ATTENTION : la famille pouvant accompagner le détenteur de visa s’entend uniquement aux Etats-Unis comme le conjoint marié et les enfants célibataires. Les conjoints de fait (y compris pacsés) ne sont pas reconnus par les services d’immigration américains et doivent soit voyager dans le cadre du VWP dans les conditions mentionnées ci-dessus, soit faire une demande de visa qui sera traitée individuellement. Une exception existe uniquement pour les partenaires de même sexe des détenteurs de visas A ou G, depuis juillet 2009.

Les Français doivent donc obtenir un visa de la part des autorités consulaires américaines pour se rendre aux États-Unis :

- pour un transit ou un séjour inférieur à 90 jours dès lors que l’on ne dispose pas du type de passeport exigé dans le cadre du programme d’exemption de visa (cf. supra) ;

- pour un séjour d’une durée supérieure à 90 jours ;

- pour des séjours dont l’objet n’est ni touristique ni d’affaires, mais correspond à l’exercice d’une activité professionnelle, d’un stage ou d’études. Pour plus de renseignement, il convient de s’adresser au consulat américain compétent pour votre lieu de résidence.

Une visite médicale est obligatoire pour les étrangers qui sollicitent un visa de long séjour aux États-Unis. Toute personne atteinte d’une maladie contagieuse comportant une menace pour la santé publique (dont la tuberculose) peut se voir refuser un tel visa. A noter que, depuis le début de l’année 2010, le VIH ne fait plus partie des maladies listées par le "Center for Disease Control and Prevention ».

Afin de réduire l’attente nécessaire pour obtenir un visa, quelques ambassades et consulats américains dans des pays proches de la France ont accepté de traiter les demandes de visas des citoyens français. Ceux-ci peuvent contacter les ambassades ou consulats des États-Unis à Berlin, Berne, Bruxelles, Florence, Francfort, Londres, Madrid et Rome afin d’obtenir un rendez-vous.

Les adresses Internet et numéros de téléphone nécessaires sont indiqués ci-dessous. Les rendez-vous doivent être pris en téléphonant aux numéros indiqués.

- Berlin/Francfort : http://berlin.usembassy.gov ; rendez-vous par téléphone : 0049 (0) 9131-772-2270 ou 0900 1 85 00 55.

- Berne : http://bern.usembassy.gov ; rendez-vous par téléphone : 0900 87 84 72

- Bruxelles : http://belgium.usembassy.gov ; rendez-vous par téléphone : 00 32 (0)2 788 12 00

- Londres : http://london.usembassy.gov ; rendez-vous par téléphone : 09042-450100. Veuillez noter que ce numéro n’est pas accessible en dehors du Royaume Uni et que c’est le seul numéro d’appel disponible. Il est recommandé de faire appeler par des amis ou de la famille résidant dans le pays.

- Madrid : http://spain.usembassy.gov ; rendez-vous par téléphone : 807 488 472 depuis l’Espagne ou (011) 49 9131 772 2087 depuis les États-Unis ou 00 49 9131 772 2087 depuis les autres pays.

- Rome/Florence : http://italy.usembassy.gov ou http://italy.usembassy.gov/visa/pro… ; rendez-vous par téléphone : 00 39 02.3032.9656 ou 899 343 432.

IMPORTANT : en cas de problème (refus d’admission, refus de visa), le Department of Homeland Security invite les voyageurs estimant avoir été injustement traités, à introduire une réclamation en ligne sur le site du DHS (procédure TRIP : Travelers Redress Inquiry Program) : www.dhs.gov/trip.

III/ Réglementations douanière et sanitaire

Les sommes supérieures à 10.000$ doivent être déclarées à la douane. La douane américaine est très vigilante sur les produits alimentaires : les produits non stérilisés (tels que fromages ou charcuterie), ainsi que les plantes vertes sont rigoureusement interdits. Les contraintes liées à la possession d’un animal domestique étant plus rigoureuses qu’en France, il est préférable de consulter l’Ambassade des États-Unis d’Amérique à Paris avant tout projet de voyage ou de séjour accompagné d’un animal domestique.

Pour toute information complémentaire, consulter l’Ambassade des États-Unis d’Amérique à Paris (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

Santé

L’infrastructure médicale est excellente, mais d’un coût élevé. Il n’existe pas de convention de sécurité sociale couvrant l’assurance maladie entre nos deux pays. En situation d’urgence, seule une ambulance assure une priorité lors de l’arrivée au service des urgences de l’hôpital (admission conditionnée à une garantie financière).

Hors situation d’urgence, contacter le Consulat Général le plus proche qui dispose de la liste des médecins francophones. Une ordonnance française ne permet pas d’acheter des médicaments aux Etats-Unis. Il est donc conseillé de se constituer, le cas échéant, un stock suffisant des médicaments nécessaires et de conserver une copie de l’ordonnance correspondante.

Une visite médicale est obligatoire pour les étrangers qui sollicitent un visa de long séjour aux États Unis. Toute personne atteinte d’une maladie contagieuse se voit refuser un tel visa.

L’épidémie actuelle d’infection par le virus West nile (VWN) se propage depuis fin juillet.

Elle touche plus particulièrement les états du Colorado et du Dakota du Sud, mais des cas ont été observés dans une vingtaine d’autres états.

Il est rappelé que la majorité des infections par les VWN restent bénignes. Les formes graves surviennent chez les personnes âgées ou immunodéprimées. Il n’existe pas de vaccin, ni de traitement spécifiques contre ce virus.

Le VWN se transmet par les moustiques, aussi les autorités sanitaires américaines recommandent-elles des mesures de protection individuelle contre les moustiques :
- porter des vêtements à manches longues et des pantalons,
- appliquer des produits à usage externe pour éloigner les insectes,
- limiter les sorties au lever et au coucher du soleil, périodes de journée où les moustiques sont les plus actifs.

Avant le départ, consulter le médecin traitant et contracter une assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire.

Numéros utiles Urgences : 911.

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site de l’INVS, ainsi que celui de l’OMS, qui vous renseigneront sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.

Compléments

Us et coutumes

Les Américains étant généralement très respectueux de la loi, le même respect est attendu des touristes qui sont appelés à se conformer scrupuleusement aux réglementations en vigueur.

En cas de contact avec la police, il est impératif de ne pas élever la voix, de ne pas faire de gestes brusques ou agressifs et de ne pas faire de fausses déclarations. En cas de litige, il convient d’alerter le Consulat Général compétent pour la circonscription concernée.

Les Américains sont très tolérants en matière vestimentaire. Cependant, le monokini est formellement proscrit, même pour les petites filles. Les enfants, bébés compris, doivent porter un maillot (changer un nourrisson en public peut choquer).

Il est recommandé d’adopter une attitude réservée à l’égard des personnes du sexe opposé.

Des propos, attitudes ou plaisanteries, anodins dans les pays latins, peuvent mener au tribunal. Les plaintes pour harcèlement sexuel peuvent également être déposées contre les mineurs. Les enfants doivent utiliser, comme les adultes, les toilettes correspondantes à leur sexe.

Dans de nombreux États, la détention d’armes à feu est autorisée et courante. Les visiteurs doivent donc, en toute circonstance, garder leur calme et leur sang-froid.

La vente de tabac est interdite aux moins de 21 ans et l’acheteur peut être amené à prouver son âge. Il est interdit de fumer dans de nombreux lieux publics : transports en commun, bureaux, restaurants.

Législation locale

Alcool

La consommation d’alcool, bière incluse, est interdite en public (rue, véhicule, terrasses de café). Toute bouteille doit être transportée dans un sac opaque. Dans certains endroits, avoir dans un véhicule une bouteille de vin ou d’alcool ouverte est prohibé. La vente d’alcool est interdite aux moins de 21 ans et l’acheteur peut être amené à prouver son âge en fournissant une pièce d’identité.

La conduite en état d’ivresse ou sous l’emprise d’une drogue (driving under influence "dui") est sévèrement réprimée dans tous les États-Unis d’Amérique (retrait du permis de conduire, lourde amende, voire peine de prison). Outre les peines requises qui peuvent en cas d’homicide par imprudence atteindre 25 ans de prison, les mises en liberté provisoire sont le plus souvent conditionnées au versement de cautions atteignant des sommes vertigineuses. Ces peines sont aggravées en cas de refus de se soumettre à un alcootest. Les taux d’alcoolémie autorisés varient selon les Etats (0, 08% dans 15 Etats et 0,10% dans 33 Etats).

Drogue

Les autorités américaines sont extrêmement vigilantes, concernant les stupéfiants. La possession, même en quantité infime, de stupéfiants signifie arrestation et incarcération (risque d’emprisonnement de plusieurs mois), puis expulsion avec, pour conséquence, l’interdiction de pénétrer sur le territoire américain pendant plusieurs années. Dans tous les cas, cela entraîne des frais d’avocats et d’amende se montant à plusieurs milliers de dollars. Toute personne détenant sciemment ou intentionnellement des stupéfiants est passible de peines pouvant aller de $1.000 à 1 an de prison (20 ans maximum en fonction des quantités et des antécédents). Toute personne condamnée pour trafic de stupéfiants est passible de peines de prison (entre 20 ans et la perpétuité) et d’amendes pouvant atteindre 20 millions de dollars.

Le fait d’avoir ou de tenter d’avoir des relations sexuelles avec un mineur constitue une infraction punie par la loi. La législation réprime sévèrement toute forme d’utilisation, d’encouragement, de persuasion ou de contrainte de mineurs dans la production et la diffusion d’images à caractère sexuel explicite, par des moyens traditionnels ou électroniques. Bien que la prostitution ne soit pas un délit en soi, la proposition de relations sexuelles tarifées fait tomber son auteur et le ou la prostitué(e) concerné(e) sous le coup de la loi.

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