"Our Lady of the Nile" aux US

Scholastique Mukasonga était les 18 et 19 septembre à San Francisco. Cette auteure rwandaise, rescapée du massacre des Tutsis, était invitée aux Etats-Unis (Californie puis New York) à l’occasion de la traduction de son livre "Notre Dame du Nil" (Prix Renaudot 2012). "Our Lady of the Nile", la traduction américaine effectuée par Melanie Mauthner, est paru en librairie le 16 septembre aux États-Unis chez l’éditeur Archipelago Books.

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(Scholastique Mukasonga, Stéphane Ré, Pauline Carmona)

C’est en plein cœur de North Beach, le quartier italien de San Francisco, que Scholastique Mukasonga a participé le 18 septembre à une discussion en compagnie de l’écrivain, critique et éditeur Scott Esposito (Center for the Art of Translation) à City Lights (librairie créée en 1953 et fortement marquée par la Beat generation).

Devoir de mémoire, réconciliation, génocide rwandais, des sujets forts et poignants…

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Le lendemain, Scholastique Mukasonga était à la Library of French Thought de l’Université de Berkeley pour une lecture de "Notre dame du Nil" (avec l’aide de l’interprète Aubrey Gabel, de l’UC Berkeley) avec des étudiants américains. Échanges et témoignage sur le Rwanda post génocide et sur le travail de mémoire de l’auteure auprès des nouvelles générations rwandaises ont conclu sa tournée, en Californie.

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Our Lady of the Nile

Le roman a pour cadre un lycée rwandais de jeunes filles de bonne famille, "Notre-Dame du Nil", perché sur une crête escarpée, loin des tentations de la capitale, près des sources du grand fleuve égyptien. En quête du paradis perdu, mais aux portes de l’enfer, Scholastique a choisi ce microcosme pour revisiter les prémices de la tragédie rwandaise. Les lycéennes sont vite encerclées par les nervis du pouvoir hutu et la romancière décrit le poison distillé peu à peu dans les esprits de ces filles de militaires, de diplomates ou d’hommes d’affaires. Seules 10% des élèves sont tutsi, quotas obligent…

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Scholastique Mukasonga

Scholastique Mukasonga, née au Rwanda en 1956, connaît dès l’enfance les persécutions et les humiliations des conflits ethniques qui agitent son pays. Sa famille est déplacée dans une région insalubre. En 1973, elle s’exile au Burundi puis en France en 1992, deux ans avant le début des massacres qui ont ensanglanté son pays. Près de 30 membres de sa famille, dont sa mère, ont été assassinés en 1994. L’auteure a créé une association d’aide aux orphelins après le génocide des Tutsis. Retournée au Rwanda en 2004, elle est aujourd’hui assistante sociale en Normandie.

City Lights à San Francisco

Dernière modification : 19/09/2014

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