FACTS : Can technology halt climate change ?

Dans le cadre des événements préparatoires à la COP21 de Paris fin 2015, la série de conférences FACTS (French Ameri-Can Climate Talks) sur le changement climatique, à l’initiative du Service pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France, faisait escale à l’Exploratorium de San Francisco le 8 septembre 2015, autour du rôle des technologies dans la lutte contre le réchauffement de la planète.

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L’Exploratorium de San Francisco est un lieu idéal pour parler de l’apport des technologies à la limitation du dérèglement climatique : la sensibilisation des grands enjeux scientifiques est au cœur des missions de l’établissement, et le bâtiment lui-même est un exemple de conception vertueuse pour le suivi en temps réel de sa consommation et l’utilisation du soleil et de l’eau pour sa régulation thermique.

C’est là que s’étaient donné rendez-vous 160 personnes ce 8 septembre 2015 pour assister au volet San Franciscain d’une série de conférences que le Service pour la Science et la Technologie de l’Ambassade a bâtie depuis 2014, en préparation de la COP21 à Paris, autour des problématiques du changement climatique.

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Chacune des villes américaine ou canadienne accueillant l’une des étapes propose une déclinaison locale, en lien avec les impacts ou enjeux spécifiques de la région.

Au cœur du réacteur de l’innovation à San Francisco et dans la Silicon Valley, le fil rouge était naturellement lié à la technologie comme remédiation, ses enjeux et ses promesses, sans oublier ses possibilités de véritable appropriation économique à l’échelle de la planète.

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L’objectif de cette session franco-américaine était non seulement d’éclairer le champ des possibles technologiques dans cette course contre le réchauffement, mais aussi d’en évaluer les possibilités de déploiement rapide à l’échelle mondiale, souvent limitées par des questions de transfert technologique et de modèles économiques, ainsi que de différences règlementaires.

L’une des 2 interventions plénières, celle d’Eric Vettel, le président de l’American Energy Society, a fait le pari de n’évoquer qu’une seule de ces technologies, celle du stockage individuel d’énergie, jugée cruciale. De très nombreux laboratoires américains ont investi leurs forces dans ce domaine, tout comme d’innovantes startups françaises comme Ionwatt (batteries à circulation) ou Energiestro (volants d’inertie).

Le cœur de la soirée s’appuyait sur un format original, le « fireside chat », popularisé par le président Roosevelt à partir de 1933, dans ses adresses radiodiffusées au public américain, sur les sujets les plus importants. Deux de ces « conversations au coin du feu » étaient au programme, chacune faisant intervenir un expert français et un expert américain, avec une modération confiée à John Gnuse, le directeur du pôle technologies de la banque Lazard.

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Le premier échange proposait un duo de professeurs, le Français Alexandre Bayen (directeur de l’Institut ITS à Berkeley) et l’Américain James Sweeney (directeur de l’Institut Precourt à Stanford).

Ceux-ci ont évoqué pêle-mêle les grands espoirs placés dans l’internet des objets pour une meilleure régulation des déplacements et une gestion affinée des consommations, l’intervention souhaitable des régulateurs pour assurer une diffusion des innovations vertes la plus large possible, et la nécessaire grande prudence à adopter devant les techniques de géo-ingénierie proposant d’ensemencer la haute atmosphère de particules réfléchissantes.

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La seconde discussion mettait en présence deux entrepreneurs dont l’objectif est de disséminer le plus rapidement et le plus largement possible un « objet », dont l’appropriation massive par le public pourrait changer la donne.

Pour Romain Lacombe, le patron-fondateur de Plume Labs, cet objet est un capteur de pollution associé à une application smartphone, permettant en temps réel et à grande échelle, de suivre la dégradation de qualité de l’air.

Pour Mike Lin, le CEO de Fenix International, l’objet est une simple batterie portable rechargeable grâce à un panneau solaire ou une dynamo de vélo.

Ces technologies simples, personnelles et portatives, sont là pour compléter les grandes avancées technologiques qui auront également leur importance dans la production de renouvelables ou l’efficacité énergétique. Elles témoignent également d’un engagement citoyen croissant, et elles proposent des modèles accessibles à chacun pour la maîtrise de sa consommation et de ses déplacements.

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Ouverte par la Consule Générale à San Francisco, Pauline Carmona, et clôturée par la Conseillère pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France, Minh-Hà Pham, la conférence a également accueilli la représentante du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP), Patricia Beneke, qui a rappelé avec force l’immense importance de la prochaine COP21 à Paris.

FACTS / ZOOM : Interview de Romain Lacombe (CEO de Plume Labs)

Dernière modification : 23/09/2015

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