#FrenchApp : Frontdoor

Alain Kapatashungu et Emilie Elice-Label, un couple dans la vie, un duo de choc dans le business. Leur domaine ? L’immobilier. Ces deux Français ont lancé récemment Frontdoor, une application qui vous aide à trouver l’appartement de vos rêves à San Francisco. Interview.

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Frontdoor, comment ça marche ?

Alain : Frontdoor est une application qui utilise l’intelligence artificielle pour faciliter la recherche de logement. Tu viens d’arriver à San Francisco et tu recherches un appartement ? Tu télécharges Frontdoor sur l’App Store. Puis, tu indiques tes préférences de prix, de quartiers… Frontdoor te suggère alors des appartements qui répondent à tes critères. Quand il y en a qui te plait, tu appuies sur le petit concierge, Stewart. Il va alors te questionner sur tes disponibilités dans la semaine ou dans le mois pour aller faire une visite. A partir de là, Stewart s’occupe de tout. Il fait l’interface entre toi et les différends propriétaires. Il t’envoie une notification quand le rendez-vous est fixé. Le propriétaire reçoit la même chose de son côté. Vous avez alors une expérience sans friction ni allez retour incessant d’emails et de coups de téléphone. C’est un processus beaucoup plus allégé, où tout le monde est content… et gagnant.

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Quels sont les challenges de cette application ?

Alain : C’est de réussir à bien coordonner l’offre et la demande. Faire coincider les calendriers et les agendas car le gain de temps est énorme. A ce jour, nous avons aidé 2.000 personnes via Frontdoor dans leur recherche de logements, et 7/10 ont trouvé un appart grâce à nos recommandations. L’application est sortie sur l’appstore au printemps 2016. On prépare une app Android à venir.

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Comment satisfaire en même temps les propriétaires et les locataires ?

Alain : En fournissant des deux côtés de la qualité. Par exemple, les entreprises sont nos plus gros partenaires. On a signé des contrats avec Lyft, Indiegogo ou encore Pinterest pour aider leurs employés à trouver vite des appartements. Bientôt, on espère que l’on pourra trouver Frontdoor dans toutes les entreprises qui grossissent vite à San Francisco !

Quelle est l’histoire de Frontdoor ?

Emilie : J’ai rencontré Alain à Lyon en dernière année d’Ecole de Commerce et nous avons lancé notre première entreprise dans l’immobilier à Montréal en 2012. Elle a très bien fonctionné ! Nous aidions les personnes à trouver des appartements. Cependant, au bout d’un moment, on a constaté que nous avions engagé des employés juste pour répondre au téléphone et pour envoyer des emails, afin d’organiser des visites de maison ou d’appartement. Gros problème, quand les employés tombent malades ou qu’ils finissent à 17h. Du coup, direction la ville de la Tech, San Francisco. Le milieu de l’immobilier est un marché assez vieux qui ne s’adapte pas à la technologie facilement. Il y avait donc un créneau. Frontdoor aujourd’hui c’est 4 personnes : 3 français et 1 québécois. Notre objectif ? D’ici fin 2016, ouvrir aussi à Washington DC.

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D’où vient cette motivation et cette rage d’entreprendre chez vous deux ?

Emilie : Femme noire, entrepreneure, aux États Unis, c’est un challenge. Mais je me suis toujours vue entrepreneure ! Si vous travaillez beaucoup les barrières se lèvent...

Alain : Moi, je suis né au Burundi, j’ai grandi au Rwanda et au Congo. Je suis arrivé en France à l’âge de 10 ans. Je ne me suis jamais vu comme un entrepreneur. Mais tous les jours quand je me lève, je me dois de faire quelque chose, de me dépasser. Beaucoup au Rwanda, par rapport à ce que j’ai pu vivre, ne s’en sont pas sortis vivants. 800.000 personnes en fait. J’ai une responsabilité, je ne peux pas juste m’asseoir et regarder la vie passer. Car ceux qui sont tombés au Rwanda pourraient être en train de faire des choses extraordinaires en ce moment. Ma rage vient de là. J’ai relevé ce défi d’entreprendre.

Pour en savoir plus sur Frontdoor...

Dernière modification : 08/08/2016

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