Eve Chaurand, nouvelle présidente de la FACCSF

Eve Chaurand est depuis juin 2016 la nouvelle présidente de la Chambre de Commerce Franco-américaine de San Francisco (FACCSF). Cette avocate, née à Montélimar, vit depuis 16 ans en Californie. Rencontre.

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De la France à la Californie, quel est votre parcours Eve ?

Ce qui m’a amené en Californie, c’est un homme. Je travaillais alors en Estonie où j’étais avocate et j’ai rencontré un américain... En l’an 2000, il voulait absolument aller en Californie profiter de la vague « .com », lancer sa boite. Mauvais timing, nous sommes arrivés fin 2000. Du coup, les premières années ont été un peu difficiles, mais on s’est adapté à cette Silicon Valley. En tant qu’avocate, pour exercer en Californie, je devais passer le « Bar Exam » californien. Ce que j’ai fait. J’ai alors travaillé dans un petit cabinet. C’est à ce moment là d’ailleurs que j’ai rejoint la Chambre de Commerce franco-américaine comme membre. J’ai travaillé après 9 ans pour un moteur de recherche, Ask.com, en tant que juriste d’entreprise, puis responsable du Business Development et directrice juridique. Je suis aujourd’hui Directrice juridique à Change.org.

En quoi consiste la fonction de Présidente de la FACCSF ?

Être Présidente de la FACCSF ne veut pas dire que c’est moi qui gère la Chambre, ce qui est le rôle de l’Executive Director. Je suis là pour donner une vision dans le long terme à la FACCSF et faire en sorte qu’il y ait une vision cohérente du "board" de la FACCSF avec la mission à long terme de la Chambre. Également, mon rôle est de soutenir la team de la Chambre de la Commerce dans leurs actions et activités.

Quelle est la mission de la Chambre de Commerce franco-américaine de San Francisco ?

La Chambre est là pour être au service de la communauté business française, aider les entrepreneurs français et les entreprises françaises qui viennent se développer ici. Aujourd’hui, la FACCSF a 300 membres payants, et une base de donnée de 2.000 professionnels franco-américains avec qui elle interagit régulièrement !

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Au travers notamment de deux grands rendez-vous par an…

Oui en effet ! Le 18 novembre prochain, « La Soirée » est le gros fundraiser de la FACCSF. Une grosse partie du budget de la Chambre, qui est une non-profit, dépend du succès de cet évènement. Quand vous prenez un ticket pour « La Soirée », non seulement vous passez un magnifique moment, notamment en découvrant notre grand « showcase » de tout ce qu’il y a de français dans la gastronomie et dans le vin dans la région de la Baie de San Francisco, mais également vous soutenez la FACCSF et sa mission auprès de la communauté française. Et puis, il y a aussi les FABA (French American Business Awards), en Mai généralement, qui a pour but de faire rayonner les succès français de la Californie. On honore les "Success stories" françaises de la région mais aussi on inspire les autres. Cela permet aux jeunes entrepreneurs de voir des entrepreneurs à succès, de les rencontrer, de networker avec eux…

Pourquoi avoir accepté d’être Présidente de la FACCSF, une fonction qui est bénévole ?

Ma motivation, c’est d’être au service des autres et du succès des autres. En tant que Française, je suis contente de voir d’autres Français réussir. Ce n’est pas toujours facile de s’expatrier, de venir dans un écosystème différent. Du coup, plus on se tient les coudes, plus on s’entraide, mieux cela sert le succès de tous. A l’époque, quand j’habitais en Estonie, j’ai co-créé la Chambre franco-estonienne. Tout de suite, on a vu un impact immédiat alors que c’était une petite Chambre. Il y a une grosse demande de la part des Français de se connaître entre eux, de faire du business ensemble et de s’entraider.

Une femme à la tête de la FACCSF, une première ?

Je suis la deuxième femme présidente dans l’histoire de la FACCSF. C’est vrai que c’est assez rare... Mais, de manière générale, je trouve qu’il y a de plus en plus de femmes dans le Business et dans la Tech. À la FACCSF, on a fait en fonction que notre "board" reflète mieux nos membres : nous avons donc plus d’entrepreneurs, plus d’executifs de Business, plus de représentants de différentes industries, on essaie de garder une parité homme / femme… Cela crée une belle diversité et ça fonctionne vraiment très bien.

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Dernière modification : 02/11/2016

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